… il est déjà 18h15, mes collègues filent les un après les autres. Le silence envahit la salle petit à petit, content de son triomphe contre ce bruit et cette agitation qu’a connu le lieu durant toute cette journée… Seul au bureau, essayant d’envoyer un dernier email, mes doigts sautillent de touche en touche animant ce pauvre clavier, pour enfin finir leur danse avec un clique précipité sur la fameuse touche de délivrance ENTREE : Ouf, Enfin! à moi le week-end ! ah, j’ai oublié de vous dire que c’est déjà le Vendredi soir !
Je ramasse mes affaires, j’éteint les lumières, je ferme la porte et je jette un dernier coup d’oeil sur le bureau, question de souhaiter un bon week-end à cette obscurité qui veillera sur le lieu en mon absence… je quitte la société avec un air soulagé, un esprit dans les nuage ! Adieu, à cette odeur du faux-bois marquant les bureaux, à ce bruit du distributeur d’eau, à ce cappuccino à trois dirhams, à ces maudits bugs à corriger, à… enfin ce n’est qu’une trêve de 48 heures et que le compte à rebours a déjà bel et bien commencé !
Les instants se précipitent, les minutes s’écoulent et l’aiguille des heures bondit d’un trait à un autre furtivement, mon tant attendu week-end est entrain de s’user lentement ! Ainsi j’essaie d’en profiter au maximum comme devant un buffet auquel je suis invité : bouffer un max ! une grâce matinée à déguster, des coups de fil à passer, de vielles amitiés à ressusciter, mes chaussures sport à déployer…
…tic…tic… et ce maudit 48ème grain du sablier vient de tomber ! sonnant la fin de la trêve : c’est déjà Dimanche soir, je commence déjà à sentir l’odeur du cappuccino à 3 dirhams envahir mon esprit !
Et comme chaque Dimanche avant que mes yeux s’éclipsent, je contemple le toit en me consolant : il ne te reste que cinq jours comme peine pour embrasser à nouveau le week-end, courage, be a man !
Seul ce silence, que j’ai laissé au bureau, saura me réconforter, me comprendre…ça victoire ne durera longtemps, car dans quelques heures, le bruit et l’agitation déchireront de nouveau sa délicate toile, qui lui a pris tout un week-end à tisser afin de vêtir cette obscurité qui a dominé le lieu !
Dorénavant, une nouvelle semaine commence, avec un sablier dont les maudits grains retisseront à se plier à cette loi de la gravité ! Comme s’ils veulent, par un malin désire, allonger ma peine ! Pitié…je n’est rien contre vous…je veux seulement un nouveau week-end, est-ce trop demandé !
janvier 3, 2007 à 12:10 |
[...] les moyens pour assurer : voila que je me vois entrain de lui offrir un cappuccino au 3Dh (Voir le vendredi soir…) qu’il refuse gentiment sous prétexte qu’il en a eu sa dose pour cette journée…bon sang ça [...]